Bonjour et bienvenue sur ce blog consacré à la diffusion de ma pensée esthético-philosophique et à la promotion de mon travail artistique. Maël, c'est mon prénom et c'est aussi mon nom
d'artiste, celui dont je signe mes compositions. Comment présenter en peu de mots, sans prétention excessive ni humilité affectée, sans les habituelles nébulosités post-modernistes qu'attire ce
genre de littérature, mais sans tomber non plus dans la prosaïque sécheresse d'une glose académique, l'essentiel de ma démarche créatrice ? Au risque de rencontrer certains de ces écueils, je me
présenterai donc comme un artiste plasticien, ou disons avant tout comme un homme, assoiffé de spiritualité, de transcendance, d'absolu, de magie et de mystère, d'espace et de lumière,
de liberté spirituelle et d'esclavage amoureux, poussé jusqu'à la consomption aux pieds de l'objet aimé, que ce soit un beau visage, une grande idée, ou plus certainement encore, ce qui n'a ni
visage, ni figure, ni formule, ni limites définies par où puisse l'appréhender l'esprit : c'est vers cet Absolu sans figure et sans nom qui concentre et transcende toute beauté terrestre ou
divine que l'art, cette recherche effrénée du Beau par tous les moyens mêmes légaux, doit tendre comme vers sa source première et inépuisable. Depuis que, très jeune, j'ai compris que je
pouvais, en créant mon univers au moyen d'un stylo, d'un crayon ou d'un regard de l'oeil intérieur, m'évader de la forteresse d'agonie que le monde des adultes - ces enfants déchus,
diminués qui osent braver le ridicule de se proclamer grands - érigeait autour de mes énergies vitales, je n'ai pas cessé de tendre vers cette source, de la contempler autant que faire se peut à
travers le voile épais des sens et de la raison, et d'être ainsi le démiurge de mon propre poème de la création, dédié tout entier à la gloire de ce Dieu vivant au coeur de toute chose. Tel je
suis, tel est mon art. Tout simplement.
Longtemps, j'ai dessiné principalement, sinon exclusivement au Rotring et à l'encre noire sur papier blanc, papier Canson 180 ou 200 mg, légèrement granuleux et doux au toucher, comme
la peau de vierge ; noir sur blanc, la mâle nuit fécondant le jour féminin, découpant en lui un monde de formes pures, cinglantes dans leur netteté sans concession, de courbes entrelacées à
l'infini, où les seules nuances étaient celles de la vibration plastique, plus ou moins dense, plus ou moins régulière... Puis, quand j'eus suffisamment dompté cette puissance de la forme,
au point de ne plus craindre un écart sans retour dans l'éther vague de la pure émotion chromatique, la couleur a fait irruption dans mon oeuvre : peinture à l'acrylique, d'abord sur papier puis
sur toile, sans trahison de la forme, de la forme courbe surtout, qui reste le centre de mon art, mais qui se laisse désormais investir, je dirais presque subvertir par cette jouissance toujours
un peu trouble des verts turquoises, des jaunes orangés ou des bleus violacés, des terre de Sienne, des outremers, des ocres ou des tons irridescents...
Bien sûr, je ne fais pas que peindre et dessiner, et cette recherche de la Beauté céleste et absolue à travers la grâce des formes sensibles est solidaire d'un travail de recherche philosophique,
sapiential, absolument méthodique et donnant lieu à des écrits abondants, qui paraîtront en temps et lieux utiles, s'il plaît à Dieu. En attendant, il va sans dire que cette recherche alimente
mon art autant que ma sensibilité au Beau me guide dans la quête du Bien. Platon reste le phare, le maître inimitable. Plotin et le néo-platonisme en général, Hermès Trimégyste et la tradition
hermétiste, Denys l'Aréopagite et la tradition dionysienne : Jean Scot Erigène, Rusbrock, Tauler ; Eckhart et la mystique rhénane ; chez les Arabes, Avicenne, ibn 'Arabi, Amoli, les Frères
de la Pureté ; chez les Persans, Rûmi, Hafez, Saadi, 'Attar ; Maïmonide, Nachman, Crescas dans la tradition juive ; Lao-Tseu dans le taoïsme, Shankara dans l'hindouisme, Patanjali dans
le tantrisme, et tant d'autres qu'il serait fastidieux d'énumérer, sont mes inspirateurs, mes guides, les astres scintillants vers lesquels je me tourne du fond de la grande nuit du Temps
présent, pour en recueillir l'éclat qui me fera avancer vers le haut.
Parmi les auteurs contemporains, ou à tout le moins récents, mes références sont René Guénon, Ananda Coomaraswamy, Julius Evola (avec certaines réserves) et quelques autres de la même veine,
mais je sais aussi apprécier des écrivains comme Bernanos, qui m'a appris "l'esprit d'enfance", Antonin Artaud, qui m'a appris l'importance de la Cruauté dans l'équilibre de la
manifestation, Lautréamont, à qui, adolescent, j'ai dressé un autel dans mon coeur enfiévré, Montherlant, Péguy, Bloy, Barbey d'Aurevilly, Flaubert, Verlaine, Baudelaire, et, de façon générale,
tout ceux qui ont entrepris un effort à contre-courant pour hausser le niveau de la boue humaine et réaliser la part de divin qui souffre et qui frissonne en nous.
Mais pourquoi tant de discours, au lieu de laisser parler les images ? Le frontispice de ce blog en arbore une, qui vous donnera déjà - cher visiteur - un aperçu assez complet de mon univers
formel et symbolique. Délire onirique basé sur la lettre hébraïque Aleph, première lettre de cet alphabet sacré, dont Fabre-d'Olivet nous a appris à considérer chaque signe
comme un principe métaphysique et cosmologique, l'expression primordiale de l'un des caractères fondamentaux du Divin. Aleph, en particulier, est la puissance de l'Unité
essentielle, qui concentre et synthétise en elle toute réalité ; c'est aussi l'éclair lumineux et intemporel, c'est-à-dire à la fois instantané et éternel, qui troue la nuit du non-manifesté sans
laisser encore entrevoir aucune forme, mais pour embraser l'horizon encore vierge où déferlera la multitude des expressions formelles du Sans-forme. On avouera qu'un tel symbole méritait bien la
position qu'il occupe, tout en haut de la page, avant même le nom du modeste artisan qui a tracé ces lignes et ouvragé ces enluminures frémissantes...
L'Adolescent mystique
Le thème de l'enfant ou de l'adolescent est et sera toujours une constante de mon art, parce qu'il est une constante de la spiritualité et de la mystique universelles ; celui qui lit le
Phèdre de Platon, ou le prologue des Illuminations mecquoises du shaykh Muhyi-d-dîn ibn 'Arabi, sait pourquoi : que ce soit dans l'Orient arabe, turc, persan, en particulier dans le soufisme, ou
dans l'antiquité hellénique, le bel enfant a toujours été pris comme le symbole par excellence de la Réalité divine révélée par l'éclat de sa Beauté inconcevable. C'est cette révélation de la
Réalité absolue comme Beauté qui est la source de l'Esprit, ce premier miroir éternel où le Principe au-delà de toute représentation contemple l'éclat de sa propre Splendeur. Voilà pourquoi ce
tableau de l'Adolescent mystique, plus spécialement lié à mes recherches sur la spiritualité soufie, présente, sur le front du modèle, le soleil rayonnant, symbole de l'Intellect diurne,
et sur la poitrine, le croissant lunaire, symbole du Coeur nocturne, lieu des théophanies les plus secrètes et les plus primordiales.
Dans les articles suivants, je vous présenterai au fil des jours le reste de mon travail, s'il plaît à Dieu, ainsi que mes expositions ou autres événements, comme on dit aujourd'hui.
Si mon art vous parle, c'est une grâce pour moi et c'est une grâce pour vous ; sachez remercier celui qui est le Coeur et l'Intellect de l'univers, le détenteur de toutes les Grâces. Et pensez
qu'un artiste, a fortiori un artiste comme moi, engagé dans une quête aussi exigente, mérite qu'on le soutienne : venez à mes expositions, invitez-y vos amis amateurs d'art authentique, faites
connaître ce blog, achetez mes oeuvres (y compris en ligne, et il y en a pour tous les prix), elles vous procureront du plaisir et de la lumière, et à moi, cela permettra d'avancer et de mener
plus loin, jusqu'à des sommets insoupçonnables, ma recherche esthétique et spirituelle.
Vous pouvez prendre contact avec moi via ce blog pour toute demande d'informations pratiques ou d'explications supplémentaires. Enfin, n'hésitez pas à laisser un commentaire... je le lirai avec
attention.
Bienvenue dans mon univers :
Paysage imaginaire
Maël
